Communication interne : le papier préféré à l’intranet

16 mai 2008

Bizarrement, ce n’est pas l’intranet qui récolte le gros des suffrages des salariés, mais le bon vieux journal interne. Dans un environnement économique qui chaque jour se complexifie, les journaux d’entreprise restent, pour les collaborateurs, les supports qui « contribuent le plus efficacement à l’information professionnelle ».
(…) Ces journaux (…) invitent les collaborateurs à participer activement à la vie de la communauté de travail. Autrement dit, à parler de leur métier, à partager des pratiques professionnelles et à émettre des idées. (…) Résultat : les salariés accordent à ces publications, pourtant rigoureusement relues et validées par la direction générale, un caractère légitime et une véracité qu’ils n’octroient pas à l’intranet. Pour preuve, une récente enquête Euro RSCG C&O chiffre à 82 % la satisfaction des salariés quant à l’efficacité du journal interne en termes d’information professionnelle (contre 70 % pour l’intranet). La raison ? Plus « collaboratifs » et contributifs, les médias électroniques internes et autre Web 2.0 apparaissent, parce que moins vérifiés, donc plus sujets à l’erreur.

Lu dans : Le journal interne se met à la page, dans Les Echos du 16 mai 2008.

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Larousse vs Wikipedia

15 mai 2008

good_bad.gifVous avez dû en entendre parler : Larousse a lancé mardi dernier sa nouvelle encyclopédie en ligne et tente de se mesurer à Wikipedia. L’enjeu est évident : face à l’utilisation croissante d’internet comme outil de connaissances, et donc au déclin des outils classiques tels que les encyclopédies papier, l’éditeur français cherche à se positionner sur cette tendance. Un peu trop tard peut être? Mieux vaut tard que jamais…
D’après ce que j’ai pu lire, notre bon vieux Robert devrait bientôt lancer un dictionnaire de langue française en ligne, mais avec accès payant. De son côté, Google prépare Knol, une encyclopédie contributive financée par la publicité…

Pour son encyclopédie en ligne, Larousse propose à la fois des contenus qui lui sont propres (150 000 articles, soit la totalité de son fonds encyclopédique) et des articles écrits par des contributeurs identifiés.
Pour information Wikipedia compte 656 000 articles en français. Larousse promet cependant d’enrichir régulièrement son contenu. Des vidéos devraient être ajoutées à la rentrée, en partenariat avec les chaînes National Geographic Channel et Voyage.

J’ai aimé :
- L’ergonomie du site. Un effort particulier a été apporté à l’esthétisme et à la navigabilité de l’encyclopédie. Sans compter les animations et contenus multimédias disponibles ou bientôt disponibles.
- L’identification de l’origine du contenu se fait presque naturellement : orange pour les contenus officiels, violet pour ceux rédigés par la communauté.
- Il est possible de partager des images ou des photos tout en conservant ses droits d’auteurs.
- Dans “Explorer” (il faut s’inscrire au préalable), le contenu de Larousse est classé par grandes familles : cartes, citations, statistiques, chronologies, etc… La qualité est irréprochable!
- Vous pouvez gérer l’ensemble de vos articles, images et messages via votre espace personnel. D’autres fonctionnalités, telles que l’ajout de favoris, devraient bientôt être disponibles.

J’ai déploré :
- Le contenu des articles est beaucoup moins fourni que ceux proposé par Wikipedia. Pour exemple, j’ai fait des recherches sur les deux encyclopédies sur la BBC, Jacques Chirac et la ville de Rennes. Globalement, le résultat est soit moins satisfaisant, soit équivalent.
- Les articles rédigés par un internaute ne peuvent être modifiés que par lui seul. Seule option : envoyer un message à l’auteur pour lui faire part de son avis sur son article. Mais la modification n’aura lieu que si celui-ci l’accepte…
- Il est impossible de faire un lien direct vers une page de résultat (l’adresse du site reste inchangée où qu’on soit). Comment comptent-ils concurrencer Wikipedia, présent dans la majorité des résultats dans les moteurs de recherches? Mystère…
- Larousse ne propose pas d’ajouter son encyclopédie à la liste des moteurs dans votre navigateur. Pourtant, j’utilise beaucoup cette option, et je pense ne pas être la seule…
- C’est affreusement lent! Sans compter que j’ai eu beaucoup de mal à me connecter hier. Aujourd’hui j’ai même eu droit à plusieurs “service unavailable”. Suite à l’annonce de son lancement un peu partout dans les médias, je pense que le site a été pris d’assaut. Larousse n’aurait-il pas prévu une telle audience? (Update de 16h14 : après 2 jours de galère, ouf! ça marche!)

L’encyclopédie Larousse est gratuite, mais l’éditeur français affirme qu’il ne se financera pas avec la publicité. En réalité, il compte analyser l’utilisation de son encyclopédie en ligne pour mieux connaître les centres d’intérêt de ses utilisateurs. Pour quoi? Pour mettre au point d’autres encyclopédies papier, mieux ciblées. Mais peut-on comparer l’utilisation du papier et du net pour développer un nouveau produit? Tout dépend dans quelle mesure, mais j’en doute…

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Lu dans la PQR cette semaine

14 mai 2008

La multiplication d’articles sur l’IE dans la presse ne concerne pas que les grands titres nationaux ! Plusieurs journaux régionaux abordent le sujet cette semaine, j’en ai relevé deux.

Dans le Républicain Lorrain* :

“Pour un Chinois dont le même idéogramme signifie créer et copier, [la propriété immatérielle] reste un concept européen.” (…) Alain Juillet préconise d’anticiper toujours un ou deux coups sur l’adversaire, comme aux échecs. Grâce au développement de l’intelligence économique et son corollaire : la prospective. Laquelle fait bûcher actuellement 5 000 étudiants d’une même province en Chine là où la France ne compte tout au plus que 600 étudiants, tous cursus confondus. C’est dire le retard qu’il reste à combler. Trop de certitudes tuent la capacité de réaction. A trop vouloir se reposer sur ses acquis, en brandissant comme un leitmotiv l’argument du « patriotisme économique », la France a fini par oublier que 48 % des entreprises du CAC 40 sont étrangères.

Dans La Nouvelle République du Centre Ouest** :

La région Poitou-Charentes a décidé (…) d’aider concrètement les entreprises à être plus compétitives en mettant à leur disposition une cellule opérationnelle d’intelligence économique : Euradit Poitou-Charentes.
(…) Avec cette cellule, les entreprises pourront bénéficier d’une information à forte valeur ajoutée en termes de qualité et de rapidité pour se diversifier, mieux se développer et conquérir des marchés à l’international.
Concrètement, elles pourront appeler trois intervenants (financés à 70 % par la Région) pour avoir des réponses sur la concurrence liée à des innovations et de nouveaux produits, sur l’évolution des technologies, des contraintes réglementaires et des marchés.

* L’intelligence économique enjeu vital, dans le Républicain Lorrain du 14 mai 2008.
** Les entreprises accèdent à l’intelligence économique, dans La Nouvelle République du Centre Ouest du 12 mai 2008.

Et puis, un autre article qui n’a pas été cité ici :

- Savoir et comprendre pour être plus compétitif, dans le Journal de Saône et Loire du 13 mai 2008 (accessible ici).

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DCRI & contre-espionnage industriel

6 mai 2008

information.jpgLa future Direction centrale du renseignement intérieur, qui regroupera au 1er juillet prochain la DST et les RG, a depuis peu son organigramme :

La principale nouveauté concerne l’un des sept grands services, la puissante sous-direction chargée de la protection des entreprises, avec la création en son sein d’un service de “contre-ingérence”, en clair de contre-espionnage, chargé de lutter contre l’espionnage industriel.

(…) Avec ce nouveau service, la sous-direction protégeant les entreprises, dirigée par le contrôleur général Gilles Gray, va (…) traquer les espions industriels pillant nos technologies les plus sensibles. Ses agents, des spécialistes rompus aux techniques de contre-espionnage, ont été soigneusement formés aux spécificités de l’action dans l’univers économique et financier, bien différente du contre-espionnage traditionnel.

La création de ce service de contre-ingérence envoie désormais un signal fort de la volonté de l’Etat de protéger les entreprises française.

Lu dans La Direction du renseignement intérieur se dote d’un service de lutte contre les espions industriels, sur le site de LaTribune.fr le 05 mai 2008.

Billets en relation sur l’Oeil sur le Net :
- 6.600 entreprises françaises vont être surveillées par la DCRI,
- La mise en place de la DCRI rencontrerait des difficultés.

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Vous pouvez répéter la question?

5 mai 2008

En feuilletant Marketing Magazine en cette fin de journée, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir cette publicité ô combien originale de l’Argus de la Presse:

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L’Argus se déclare donc “détecteur de contenu”, zoome sur l’étiquette du sous-vêtement et précise: “65% des femmes changent de dessous comme de chemises”. Puis plus bas : “65% des Français estiment acheter fréquemment un produit après avoir pris connaissance de l’avis des journalistes”.

Bon, je ne vois pas vraiment le rapport… et puis je ne suis pas convaincue que ça donne une image précise de la veille. Est-ce au moins accrocheur? ça attire l’oeil du moins, après…

Au sujet de l’influence de la presse sur les attitudes des consommateurs, un très bon reportage est récemment passé sur Canal+. Il s’agit de “Faites passer l’info” (si je ne m’abuse), le dossier portait sur la presse féminine et les cosmétiques…

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